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    Les nichons de ma mère



    Après avoir fait « du grand chemin poudreux où le pied brûle et saigne »,
    nous descendîmes avec notre maigre paquetage chez grand-père paternel le cheik Amara ben G. qui habitait une localité appelée Al-Bir dans le val de Oued Al -Tine.
    Je ne gardais pas une image bien nette de mon grand-père nonagénaire,  nous ne lui rendions pas souvent visite, mais
    je me souvenais d’un vieillard assis dans son lit qui murmurait des prières
    inintelligibles.   Il tournait sans fin les graines de son chapelet en promenant des prunelles bleues sur l’entourage. Quand il lui arrivait de rire ou de s’en prendre à  ma grand-mère, ou même à sa bru, il montrait
    une canine unique fortement enracinée dans une gencive pâle asséchée, comme un rocher millénaire, révélé en partie, par l’érosion.



    Notre séjour était prévu, dès l’abord, bref et provisoire ; une sorte d’arrêt
    d’une caravane errante qui n’a  pour
    destination que le hasard et  l’incertitude.
    Pourtant ce n’était pas une caravane de grands voyageurs ni de marchands ni d’explorateurs
    aventuriers (bien que l’aventure ne fût pas toujours absente à son menu
    quotidien), c’était plutôt des gens qui ne pouvaient pas s’installer, qui ne
    pouvaient pas s’arrêter. S’arrêter c’est s’approprier de l’endroit qui
    appartient à l’autre. Mais quand tu vas ton chemin, personne ne te dérangerait car ton mouvement implique  que tu es sur le point de quitter l’endroit et de disparaître. Donc, si tu es complètement dépossédé et que l’on ne veut de toi nulle part, va par les chemins, épouse les sentiers, personne ne discuterait ton droit à la balade.


    Admin · 475 vues · Laisser un commentaire
    06 Mai 2015. 16:16:07

    Lien permanent vers l'article complet

    http://abdelmajid-youcef.sosblog.fr/Premier-blog-b1/Les-nichons-de-ma-mere-b1-p50.htm

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